mercredi 14 janvier 2009

Ortaköy


Ortaköy signifie littéralement le village du milieu. c'est dans ce quartier que j'ai le plaisir de vivre. Il fait partie du district de Besiktas (bien connu pour le football).

A Ortaköy, on trouve très facilement tout ce dont on a besoin. Il est tout à fait possible de ne vivre que dans ce quartier. On y trouve à la fois de nombreux petits commerces, des primeurs proposant des fraises au mois de décembre à des prix défiant toutes concurrence.

Ortaköy est un endroit essentiellement composé de petites rues piétonnes pavées. On y trouve la rue des antiquaires, dans laquelle on peut facilement re-meubler nos appartements. Ortaköy, c'est aussi l'une des places les plus animées d'Istanbul (du moins, parmi celles que j'ai la chance de connaître). Toute une panoplie de restaurants ont pris place ici, tous très peu chers et vraiment délicieux. Il y a également un grand nombre de bars dansants ou de cafés à shishas avec des vues imprenables sur le Bosphore et la Mosquée Blanche. Cette dernière est d'ailleurs l'un des atouts charme de ce quartier. Chaque week-end, la flânerie autour de la Mosquée Blanche est de rigueur. Ce sont des stands de souvenirs, de vêtements mais aussi de bouquinistes qui s'y installent et donnent alors à Ortaköy toute sa prestance.

Enfin, Ortaköy fait également figure de symbole dans la mesure où, c'est ici qu'a été construit le premier pont reliant l'Europe et l'Asie...


Un conseil, courrez vite découvrir Ortaköy, vous ne voudrez plus repartir...




Que faire a Ortaköy?

- prendre une bière au Geneviz
- boire un Oregon chai a la terrasse du premier étage du Gloria Jeans
- flâner le week end dans les rues piétonnes vers la Mosquée Blanche
- prendre le bateau derrière la Mosquée pour une petite croisière sur le Bosphore
-s'acheter une bière, des pépites et déguster le tout en regardant le pont du Bosphore scintiller dans la nuit
- se baigner dans le Bosphore des qu'il fait suffisamment sombre pour ne plus y voir les bans de meduses
- manger une waffle en s'en mettant partout
- lire un livre au soleil a cote des petits papys qui discutent entre eux
- aller au Sheerwood pour devoiler ses talents vocaux
- pique-niquer au parc Yıldız
- monter a la terrasse du café X pour fumer le narguilé en admirant la Mosquée Blanche et l'Asie




lundi 5 janvier 2009

Mus, le père de tous les Turcs


S'il y a une chose que l'on respecte plus que tout en Turquie, c'est bien Atatürk. Dès mon arrivée, une des premières questions que m'ont posé mes nouveaux amis turcs fût : "est-ce que tu connais Atatürk?". Gloire à mon professeur d'histoire du lycée qui nous rabâchait plus que régulièrement l'importance de ce personnage et le rôle qu'il avait joué dans l'histoire de la Turquie.

Mustafa Kemal était promis à un avenir brillant déjà rien que par son nom "Kemal" qui signifie "parfait" en français. C'est grâce à lui que la Turquie est devenue une république moderne et laïque, s'inspirant du modèle européen et surtout français. C'est notamment grâce à Ata que le port du voile a été interdit en Turquie et que les femmes ont pu bénéficier (bien avant les françaises) du droit de vote.

La vie de Mus a pris fin en 1938, mais il est toujours présent dans le cœur de tous les Turcs. Aucune blague ou aucun comportement remettant en cause le caractère exceptionnel de cet homme ne sauraient être tolérés. Petite anecdote : les murs d'une grande avenue de Besşktaş abritent des portrait de cet homme, l'une l'immortalisant en maillot de bain. Forcement, cette image a fait sourire des français un peu éméchés dans un taxi . Il a suffit d'un gloussement pour que le conducteur du taxi les fasse descendre immédiatement!

Il est, pour chaque turc, un modèle de droiture et de réussite. Preuve de son rôle toujours plus prégnant au sein de la société turque : la commémoration en souvenir de sa mort chaque 10 novembre à 9h05. L'espace d'un instant, la vie de tous les habitants de Turquie s'arrête. Ils deviennent des sortes de pantins n'ayant qu'une seule pensée en tête : Ata et son combat pour faire de la Turquie ce qu'elle est aujourd'hui. On en reste sans voix.



samedi 3 janvier 2009

Viens danser!


S'il y a une chose qu'on sait faire à Istanbul, c'est la fête. Pour les soirées, tout se passe à Taksim, lieu de rendez-vous de toute la jeunesse stambouliote. Dans ce quartier, dénué de toute habitation, on ne trouve que des bars.

Il y en a pour tous les genres, du simple bar à bière au bar pour travestis en passant par les bars à shots et les bars dansants.

La vie nocturne à Istanbul est tout simplement à couper le souffle. Les rues de Taksim grouillent de monde jusqu'à 5heures du matin. Tous les passants, souvent bien arrosés, se parlent (la plupart du temps dans la joie), on parle de tout et de rien. On entend les chants de supporters des équipes locales clamés en cœur.

Ou sortir?

-L'incontournable Ritim Roof pour ses clients venus de tous horizons et les shots offerts par le boss
-L'Araf pour la musique
-Le synergie bar pour le synergıe menu, plateau de 5 shots pour 15 TL
-Küçük Beyoğlu pour sa terrasse sympa
-Le Lime pour les groupes de musiques
-Le Melek pour l'ambiance
-Le Naya pour une bonne soirée reggae
-Le Çiço pour les amateurs d'Efes a moitie prix
-Le Vertigo pour une soirée bien arrosée
-L'Üçnokta pour sa vue imprenable sur la Corne d'Or
-Le Sheerwood pour un bon vieux karaoke

Adresses exactes très vite ...

dimanche 19 octobre 2008

Le nationalisme turc




laissons parler les images...

dimanche 12 octobre 2008

La Grèce : Santorin






Ah Santorin! Un petit coin de paradis sur Terre.
  • Pour s'y rendre depuis Athènes, il vous faudra prendre un ferry (pas de compagnie privilégiée, les prix sont tous les mêmes) à Piréas, le port d'Athènes. Comptez 8 heures de trajet avec un décor magnifique tout le long.
  • la réservation d'un hôtel n'est pas nécessaire (du moins si vous vous rendez sur l'île hors saison) : à votre arrivée, vous serez accueillis par une horde d'hôteliers proposant des chambres. Nous avons personnellement opté pour le Youth Hostel Anna ( 4 euros la nuit dans un dortoir à Perissa), mais il est sans doute plus agréable de loger à Fira ou Ia. Ces villages se trouvent plus éloignés de la plage, mais sont toutefois beaucoup plus charmants que Perissa.
  • Vous pouvez partir avec un petit budget, les hôtels et les restaurants sont en général bon marché (et les cocktails sont à 3 euros à Perissa...)
  • Si vous avez le temps, rendez-vous en bateau au volcan de l'île, c'est très impressionnant.
  • Enfin, si vous voulez faire la fête sur l'île et rencontrez des jeunes, allez-y en saison ou au moins début septembre: fin septembre, la majorité des touristes sont des retraités...!

La Grèce : Athènes



























A peine arrivées à Istanbul, l'envie de voyager se faisait déjà sentir et surtout l'envie de voir un peu le soleil et la plage. Car contrairement à l'idée reçue, il ne fait pas toujours beau à Istanbul. Grâce au flexipass, plusieurs options s'offraient à nous, mais c'est la Grèce qui a finalement récolté tous les suffrages.
Nous voilà donc parties pour une semaine d'aventure en Grèce. Ne mentionnons pas le difficile trajet en train et évoquons directement le plus important : la Grèce.
Nous avions décidé de passer quelques jours à Athènes pour ensuite se diriger vers les îles grecques. L'arrivée à Athènes a été un peu chaotique (à croire que nous étions vraiment maudites ce jour-là). Nous avions réservé un hôtel bon marché sur hostelworld. 9 euros la nuit dans un dortoir de 4, un prix tout à fait raisonnable pour une capitale européenne! Le hic se trouvait dans la localisation de l'auberge. De jour, c'est un quartier assez vivant et animé, mais de nuit, ce quartier devient le lieu de repère des drogués et prostituées! Si vous partez à Athènes, évitez donc de loger dans le quartier Omonia!
Pour ce qui est du reste de la ville, on peut trouver des endroits vraiments agréables: on notera le calme et la qualité du centre historique (Psiris, Monastiraki, ...). Egalement, tous les lieux historiques comme l' Acropole, l'Agora, le temple de Zeus. D'ailleurs, tous ces sites sont gratuits pour les étudiants européens ce qui fait très plaisir!
Athènes a donc été pour nous une ville agréable (sauf dans le quartier Omonia), relativement bon marché pour les Européens mais cher aux yeux de deux étudiantes en Turquie!
A retenir :
  • Ne pas loger à Omonia (Athens House Hostel)
  • Loger dans le centre historique >Student travellers inn à Plaka
  • Manger une salade grècque et un yaourt grec au miel dans les petits restaurants du centre historique
  • Ne pas envisager plus de 4 jours à Athènes
  • Penser à se munir de sa carte d'étudiant européen
  • Se rendre dès votre arrivée à l'office du tourisme, on vous donnera un plan et un guide de la ville gratuitement.
A voir:
  • le temple de Zeus et la porte d'Hadrien
  • l'Acropole, symbole même de la ville
  • l'Agora, au pied de l'Acropole, qui regroupe des monuments de plusieurs ères. On peut y admirer le temple d'Héphaïstos qui est le temple antique le mieux préservé de nos jours.
  • La rue Ermou avec ses nombreux commerces
  • La rue Athinas (relie la place Omonia à Monastirakiou), rue du commerce alimentaire avec de nombreux marchés. Elle est extrêmement animée la journée.
  • Le jardin national immense. Endroit idéal pour se ressourcer après une longue journée de marche à travers la ville. On y découvrira un zoo qui plaira aux plus jeunes

lundi 6 octobre 2008

Balkan Flexipass


LE pass qui permet de voyager en Bulgarie, Roumanie, Macédoine, Serbie....et en Grèce. Pour une cinquantaine euros, le pass permet d'effectuer 5 trajets dans ces pays. Mais les apparences sont parfois trompeuses.
Ayant testé le trajet Istanbul/Athènes, je peux vous le dire : accrochez-vous. La durée du voyage est de 22 heures dans le meilleur des cas, c'est à dire si vous réussissez à avoir les correspondances entre les 3 trains nécessaires pour se rendre à Athènes et si les trains ne sont pas complets... L'expérience que j'ai vécue était peut-être exceptionelle, mais le fait est qu'il faut quand même avoir un emploi du temps très flexible et être prêt à supporter des conditions de voyage pas toujours optimales (comme par exemple passer 7heures dans un café en face de la gare de Thessalonik en attendant que celle-ci ouvre enfin ses portes)!
Par contre, l'avantage d'un si long périple, c'est qu'il permet de rencontrer des gens. Ainsi, durant cette nuit à Thessalonik, nous avons fait connaissance avec un Hollandais, un Espagnol, une Allemande et une Japonaise. Tous voyageaient seuls, étaient avides de rencontres et de découvertes.
Alors, dans un premier temps, on maudit le pass, on regrette les bons vieux TGV français qui s'excusent pour la moindre minute de retard, puis par la suite, on en rit et on profite!