mercredi 17 juin 2009

La Mer ... Noire

Les beaux jours se sont définitivement installes a İstanbul et ont laisse place a de nouvelles envies. Finies les après-midi de shopping sur İstiklal, et les soirées dans les bars. Ce sont les piques-niques dans les parcs publics et les week-ends a la plage dont nous rêvons.

Depuis Istanbul, plusieurs possibilités s'offrent a nous. Samedi dernier, nous avons opte pour Kylios. Cette petite station se trouve a environ 1heure30 au nord d'İstanbul en bus. Quand on s'y rend les paysages se suivent mais ne se ressemblent absolument pas. Nous sommes partis de Beşiktaş, quartier particulièrement vivant, puis nous avons traverse tout le quartier des affaires ( Levent, Dırtlevent, Maşlak,...) avec ses grands buildings qui le caractérise. L'espace d'un instant, on se sent un peu comme a New-York. Ensuite, ce sont les quartiers aises qui succèdent a ces buildings. Les habitations sont de plus en plus espacées, on est déjà loin de la sur urbanisation qui caractérise İstanbul. Il y a de plus en plus d'espaces verts et même une foret.

Le bus grimpe une des collines sur lesquelles İstanbul s'est construite. On se retrouve alors face a une vue imprenable de l'embouchure de la Mer Noire et du Bosphore.

On pensait qu'İstanbul n'avait pas de limites et bien si les voila. Ça y est, nous sommes sortis d'İstanbul, c'est desormais tres clair. Les maisons de maitres ont laisse place a de petites baraques sommaires. On peut voir un troupeau de vaches sur le bas cote et un peu plus loin un elevage de chevaux.

Nous arrivons a Kylios. Veritable petite station balneaire, on y trouve un bon nombre de boutiques d'accessoires de plage ( creme solaire, bouee, balle de handball, short de bain,...) mais aussi des restaurants de poissons. Impatients, nous nous dirigeons directement vers la plage. On nous avait vendu une plage magnifique, mais c'est finalement une plage sans grand interet, payante et avec baignade limitee a une petite zone bien precise.

Quoi qu'il en soit, cette petite ballade nous a beaucoup plu et nous a donne envie de reiterer l'experience. Le week end prochain, nous testerons Şile!

vendredi 15 mai 2009

Of ya, Antalya

Avec l'arrivée des beaux jours à Istanbul et avant le départ de tous les Erasmus, l'envie d'aller se faire dorer la pilule au soleil a pris le dessus sur les cours et les diverses activités qu'offre Istanbul.

Un petit tour d"horizon sur les différents sites des compagnies aériennes low cost turc et bim, we got a winner. Flypegasus. com nous a permis de quitter Istanbul pendant 4 jours, pour la modique somme de 60 euros. Notre choix s'est porté sur Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie.

A première vue, Antalya est une ville peu attrayante, composée essentiellement de grands immeubles peu esthétiques qui gâchent la côte. Mais, une fois sur la plage, les pieds dans l'eau, l'impression est tout autre. A notre gauche, on admire une presque'île et la vieille ville d'Antalya, à nos pieds l'eau turquoise à travers laquelle on peut comtempler les petits galets, droit devant nous, la mer à perte de vue et à notre droite les montagnes, encore enneigées sur les sommets. Le contraste est impressionant.


L'idéal, une fois à Antalya, est de louer une voiture pour pouvoir circuler plus librement et ne pas se ruiner en taksi. Ainsi, nous avons pu vagabonder, sur les bons conseils du routard, entre les différentes plages (Konyaalti, Lara plaji) mais aussi dans des sites tels que Thermessos (ancienne cité grecque) et Kursunlu Selalesi, site un peu trop touristique, mais où l'on peut admirer des cascades naturelles et une eau d'un bleu surprenant.


Pour les grip'sous étudiants que nous sommes, une virée à Antalya est la solution idéale. Pour seulement 40 euros, nous avons loué une voiture pour 3 jours. Pour 5 euros, nous avons pu faire une croisière d'une heure sur un voilier de rêve et gratuitement en bonus, petit barbecue sur la plage Lara qui met des barbecues privés à disposition des touristes et habitants de la région qui souhaitent profiter du beau paysage.


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jeudi 7 mai 2009

Cox à Istanbul

Ayant baigné dans l'univers de l'automobile toute ma jeunesse, je n'ai pu m'empêcher de faire un küçük reportage-photo sur mes vieilles autos préférées : les coccinelles...

Avis aux amateurs!

Moi vouloir être chat





Pour les animaux aussi, Istanbul fait figure de ville des villes. Ici, impossible de traverser une rue sans y voir au moins 3 chats et autant de chiens. Chats et chiens sont libres de vagabonder dans les rues d'Istanbul du moment qu'ils n'affichent aucune agressivité envers les passants.




Ce sont les Stambouliotes eux-mêmes qui ont intégré les chats dans la ville. L'objectif premier était de faire disparaître le rats qui envahissaient la ville. Les rats sont partis, mais les chats sont restés. Ils font désormais partie de la vie des citadins. Ces derniers se sont d'ailleurs organisés pour nourrir les chats de leur rue/quartier. Jamais, je n'ai pu observer un comportement violent envers un chat.

Mais, contrairement aux chats, la vie des chiens d'Istanbul n'a pas toujours été rose. En 1910, ils ont été les victimes d'une véritable campagne d'éradication canine et ont tous, sans exception, été déportés sur l'île d'Oxia. Ces 30 000 chiens, privés d'eau et de nourriture, finiront tous par mourir, après s'être entre-dévorés.



De nos jours, le traitement des chiens est tout autre. Chaque soir, lorsque les boucheries ferment leurs portes, les bouchers n'oublient jamais de laisser les ossements aux chiens des alentours qui se régalent de ces gentilles attentions. Les chiens, eux aussi, ont un traitement particulier. Ils sont surveillés par des agents municipaux. Si un chien se blesse ou témoigne d'un comportement violent envers les gens, il sera immédiatement pris en charge par la municipalité. Les chiens des rues se déplacent souvent en petit groupe et vivent en harmonie avec les Stambouliotes.
Et pour une amoureuse des bêtes comme moi, Istanbul est un petit paradis sur Terre...

mardi 21 avril 2009

"Viens chez moi, j'habite chez une copine"












Quand on est jeune et sans le sou, le moyen le plus économique de vivre dans un appartement digne de ce nom est de choisir l'option colocation. Au lieu de devoir se contenter d'un petit studio hors de prix, on peut envisager la vie en communauté qui permet de payer un loyer moins onéreux et de partager les charges (gaz, électricité, eau,...).

Débarquer à l'étranger pour un an dans un pays dont on ne connaît pas la langue pousse encore plus à choisir l'option coloc'. D'autant plus, que chaque étudiant erasmus français ne peut s'empêcher d'avoir en tête le film de Cédric Klapish "L'auberge espagnole". La coloc' semble être le meilleur moyen de profiter au maximum de son année, de rencontrer des jeunes venus de toute l'Europe et même du monde entier.

C'est en constatant la montée en puissance de ce phénomène que les sites internet proposant des logements en colocation se sont multipliés. Ainsi, on a d'abord vu se développer des sites de petites annonces comme Craigslist. Avec plus de 30 millions de nouvelles annonces chaque mois, Craigslist a largement atteint son objectif et permet ainsi à de nombreux étudiants de trouver un logement bon marché, en colocation, dans la ville du monde de leur choix. D'autres réseaux de petites annonces ont notamment vu le jour grâce à facebook.
C'est ainsi que la plupart d'entre nous ont trouvé leur logement en début d'année. Pour certains l'expérience a été fort probante et sera réitérée dans les années futures. Mais pour d'autres, la vie en coloc' avec des personnes quasiment inconnues s'est révélée être moins évidente que ce qu'il semblait...

A travers un questionnaire distribué à une vingtaine d'étudiants de l'université Galatasaray, nous avons cherché à récolter les témoignages de cette expérience et quelques anecdotes bien choisies...


Sur les 20 personnes recensées , une seule seulement a déclaré ne pas vivre en colocation. Après enquête, on arrive facilement à quelques généralités sur la vie en colocation à Istanbul. Il importe tout d'abord de rappeler que les étudiants Erasmus reçus à l'université Galatasaray sont français et s'ils ne le sont pas, ils sont malgré tout tous francophones. Ainsi, la plupart des étudiants que nous avons le plaisir de rencontrer cettte année sont en majorité turcs ou français. C'est pourquoi les colocs d'étudiants de Galatasaray se composent essentiellement de turcs ou de français. Certains ont préféré la sécurité en choisissant des colocataires qu'ils fréquentaient déjà avant cette année et d'autres ont préféré se lancer dans l'expérience de la vie en communauté avec de parfaits inconnus. Et selon les cas, ça passe ou ça casse. Après maintenant plus de 8 mois de colocation, beaucoup semblent avoir appris de cette expérience.

La colocation résulte avant tout de la volonté de ne pas vivre seule. Pour la plupart des étudiants interrogés, elle doit se faire dans le respect de l'autre. Les qualités nécessaires à un bon colocataire sont la générosité, la patience, la tolérance et la solidarité. Certains insistent sur des qualités plus personnelles comme l'idée que le bon colocataire doit également être un bon cuisinier et doit également avoir un certain sens de l'humour et surtout, il doit être une personne en qui on peut avoir une confiance totale.

Mais avant tout, la qualité indispensable à tout colocataire est la souplesse. Pour un psycho-rigide, il serait impossible d'envisager l'option coloc. Car la colocation, malgré tous les avantages qu'elle présente, est aussi synonyme de chaos. Et oui, comme l'ont montré les questionnaires, aucune règle ne semble être imposée dans les colocations. et c'est bien souvent un foutoir monstre qui y règne. Comme le dit un enquêté "on gère, c'est le bordel jusqu'à ce que quelqu'un se décide à ranger; mais rien n'est imposé". "Pas de règle: quand c'est sale, on lave". A coup sûr, un maniaque ne pourrait envisager de vivre en colocation dans de telles conditions.
Et ce foutoir qui règne dans les colocs est souvent le fruit de disputes qui semblent se régler par l'intermédiaire du questionnaire distribué. "c'est tout le temps moi qui me charge des tâches ménagères", "ce sont toujours les mêmes qui s'y collent".

La coloc ne semble pas générer uniquement de la joie et de la bonne humeur chez les enquêtés. C'est aussi une épreuve. Il faut savoir s'adapter mais aussi parler avec ses colocataires des éventuels problèmes. Et ça ne semble pas foncièrement évident du fait de la barrière linguistique, mais aussi du fait que les personnes que l'on choisit comme colocataires au début de l'année ne sont pas forcément des personnes avec qui on développe des atomes crochus. Beaucoup d'étudiants ont très vite déchanté et ont vu s'envoler la belle image de la coloc heureuse telle qu'on la voit dans "l'auberge espagnole". Ainsi de nombreux étudiants ont déménagé dès la fin du premier semestre pour tenter l'expérience avec de nouvelles personnes plus flexibles et surtout plus présentes.

Ces problèmes d'entente avec les colocataires proviennent souvent des raisons pour lesquelles les uns et les autres décident de vivre en colocation. Certains ne voient dans la colocation qu'un moyen de faire des économies, de partager le coût de la vie stambouliote qui, pour un étudiant, n'est pas toujours facile à assumer. D'autres considèrent bien sûr cet aspect économique, mais cherchent avant tout à créer un véritable lien avec leurs colocataires. "Avec mes colocs, je cherche avant tout à partager des bons moments". Malgré cette envie, beaucoup déplorent le manque d'activités entre colocs. Les repas se font rarement en commun.

En bref, ce qu'on retiendra de la colocation, c'est que c'est avant tout un gros atout économique pour les étudiants flambeurs que nous sommes. C'est aussi une expérience riche en aventures et rebondissements divers. Ce sont aussi des coups de gueule, mais ça reste indissociable de l'année Erasmus. Et quand on demande aux étudiants s'il compte reconduire l'expérience de la vie en communauté, la réponse est unanime et c'est un grand oui.

vendredi 3 avril 2009

Yemek à Istanbul

Quand on arrive en Turquie, on pense se nourrir exclusivement de kebabs et de loukoums. Bien heureusement, la réalité est légèrement différente. Même si on trouve des vendeurs de kebabs à tous les coins, ce n'est bien sûr pas le seul plat que la gastronomie turque offre à ses visiteurs.

Un des points importants de la cuisine turque, c'est la grande utilisation des légumes. Un plat de viande sera généralement accompagné d'une petite salade à base de tomates, roquette et persil. Avec la qualité des légumes en Turquie, il aurait été vraiment dommage de ne pas en profiter. En effet, pas possible de traverser une rue (à Ortaköy surtout) sans tomber sur un primeur qui propose à toutes saisons des fruits et légumes magnifiques à l'oeil, mais aussi délicieux au palet. Ainsi, nous avons eu le plaisir de déguster des fraises dès le mois de décembre. On se régale également avec des tomates à la chair bien rouge et des poires sucrées et juteuses...

Malheureusement, la cuisine turque, aussi délicieuse qu'elle soit, ne propose pas une grande variété de plats. Les restaurants, et ce dans tous les quartiers d'Istanbul, sont toujours très nombreux mais ne proposent pas foncièrement des plats différents les uns des autres. On retrouve donc la plupart du temps les plats traditionnels locaux comme:

les brochettes d'agneau ou de poulet
les boulettes de viande cuisinées et épicées de différentes manières selon leur région d'origine (Urfa, Adana)
le kanat (pilons de poulet)
l'iskender à base d'agneau coupé en fines lamelles et accompagnéde sauce tomate et yaourt
les manti, de délicieuses faces farcies à l'agneau accompagné encore une fois de yaourt
les pide et lahmacun, sorte de pizzas traditionnels locales
et mon préféré : le kahvalti tabagi (petit déjeuner turc) qui mérite à lui tout seul un article entier.

Tous ces plats sont généralement accompagnés d'une tomate, d'un piment, de riz ou de blé et de pain. Petit conseil : boire un Ayran (boisson au yaourt dissout dans de l'eau) pour relever le plat.















AFYET OLSUN!

Ou manger?
A Ortaköy :
- Kırciceği un restaurant chic et pas trop cher
- Chez Mahmut pour ses mains noires et son kanat (pilons de poulet cuits a la broche)
- Mantı Evı pour manger des pâtes farcies a l'agneau
- L'Epope pour une vue imprenable sur le Bosphore et l'Asie
- Chez Murat parce que c'est pas cher
- Dürümce, Yeye dürüm

A Beşiktaş :
- chez Faruk pour prendre un petit déjeuner pas cher les lendemains de soirée
- chez Tikinti pour une cuisine qui change de la cuisine turque traditionnelle

A Taksim :
- Cilek pasajı pour deguster du delicieux poisson pollue du Bosphore accompagne de mezze et de rakı
- Nevizade pour le charme de la rue et le poisson pollué
- Urban, à ôté du lycée Galatasaray pour un repas orignial sous la tonnelle
- ... a completer





jeudi 2 avril 2009

Heureux les pauvres d'esprit, le royaume des cieux leur appartient....


Et oui, Erasmus à Istanbul c'est bien beau. La vie y est bien plus qu'agréable, on s'y sent bien comme à la maison, mais finalement il ne faut pas oublier ce qu'est la Turquie.

Quand on s'intéresse un peu aux événements qui s'y déroulent en ce moment, on se rend vite compte que c'est un pays qui doit encore évoluer pour devenir un pays véritablement démocratique mais aussi laïc.

Ainsi, la semaine dernière, le système politique turc a encore prouvé ses limites et ses incohérences.

Le 29 mars 2009, ont eu lieu les élections municipales dans toutes les villes de Turquie. Alors que le parti social-démocrate (CHP) semblait prendre l'avantage sur le parti au pouvoir (AKP), de suspectes coupures d'électricité (d'environ une heure) ont malencontreusement empêché les électeurs de suivre l'évolution des votes pendant plus d'une heure (notamment dans certains quartiers d'Istanbul et d'Ankara). Ainsi l'AKP a réussi à reconquérir la majorité de ses fiefs faisant passer la Turquie pour un pays moderne à tendance légèrement islamiste.

Par ailleurs, un élément que l'on oublie trop souvent, c'est qu'un tiers du territoire turc et en guerre. La partie kurde du territoire reste un endroit instable où les combats vont bon train et où des enfants d'origine kurde sont condamnés pour avoir lancer des pierres sur des policiers ou soldats.

Les bars, les cafés, le Bosphore et l'hospilaté des Turcs font le charme d'Istanbul, mais dès qu'on commence à s'intéresser au fonctionnement politique du pays, on perçoit un autre aspect de la Turquie qu'il est nécessaire et important de prendre en considération.